09/10/2007

Réveil

Depuis qu’Henri avait disparu et que Carter avait repris du service comme Xyperman, Hélène ne savait plus jamais quel jour on était et quelle saison déroulait ses pluies. Mais ici, ici, c’était facile, c’était une pluie ordinaire, crachotante d’un mois d’octobre ni trop chaud ni trop froid. Les gens étaient habituellement moroses et l’on disait qu’on allait avoir bientôt un nouveau gouvernement.

Même si elle n’avait pas entendu son réveille-matin, elle aurait appris l’heure par les éclats de trompette qui stridulèrent l’espace. Reprenait-on du service de cavalerie à la caserne Fonck ?

 

Pas même, ce n’était qu’un gamin dans la cour voisine auquel une maman adorable avait offert un clairon et qui en jouait un morceau fort classique avant de partir à l’école.

Pourvu, pensa Hélène, qu’il emporte son instrument et l’oublie là-bas !

 

Hélène se leva, s’étira, alla ouvrir grand la fenêtre qu’elle referma aussi vite.

Rien n’avait changé, pas même le fond de l’air.

16:53 Écrit par H dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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