24/06/2006

 

 

Henri Sim a laissé la place à Hélène pour conclure une enquête liégeoise et ficeler les abominables qui ont poussé des enfants à se suicider. Le texte supporte mal la publication en feuilleton, il comprend 18 petits chapitres qui paraîtront chaque jeudi après le 15 août.

 

15:01 Écrit par H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/06/2006

C'est à Liège que cela va se passer ...

On se souviendra de deux choses :

Henri Sim a disparu, plusieurs dizaines de jeunes gens se sont suicidés.

 

 Ayant probablement des idées inconscientes de suicide collectif, nous avions cherché une secte à adopter, enfin... qui nous adopterait, avait dit un rescapé lavé de l’estomac à Bavière.

 

Bavière.

On pourrait croire qu’il s’agit de ce land prestigieux où entre Berchtesgaden et Garmish, on passe des vacances collectives, il n’en est rien, il s’agit bien entendu d’un hôpital situé en face de la caserne Fonck, en suivant l’angle nord-est.

 

Il faut dire que l’action se passe principalement à Liège et qu’il est temps de remettre un peu en place l’idée topographique de la ville.

 

Liège s’articule du pont de Fragnée où déboule l’ Ourthe industrielle au pont Atlas d’où l’on observe l’île Monsin.

 

Entre les deux, le très connu pont des arches. La pharmacie Planquet est une vieille, très vieille maison, qui semble liée de toute éternité au pont qu’elle flanque, sur la rive gauche de la Meuse. Les fondations en sont soudées aux bases mêmes de l’ouvrage, comme pour attester encore une commune destinée.

D’amont et d’aval, sur les deux rives, on peut suivre les bords de Meuse. Les bords de la Meuse. En passant tout près du garde-corps, Jehan caressa du regard la surface de la Meuse où les maisons se reflétaient, rouges, jaunes ou blanches, en des lignes ondulantes ou fantaisistes. C’était tout à fait plaisant de voir s’arrondir le trou des fenêtres, s’écraser les étages, s’épater ou s’étirer les toits et les pignons, tout cela, nonchalamment, dans un mouvement lent et régulier. Pinaguet erra longtemps par les quais, que le soleil bariolait de couleurs éclatantes. De temps en temps, un tram jaune et rouge emplissait l’air du tintamarre de sa sonnerie et du grincement de ses vielles ferrailles ; des lourdes charrettes semblaient moudre le pavé à la meule de leurs roues géantes.

 

Et l’on peut s’engouffrer dans des rues bruyantes et populaires. La rue du pont d’Avroy, la plus vivante de la ville, et, derrière toutes les vitres, on voit, dans un halo de chaleur confortable, des gens qui boivent des cafés filtre dans des montures d’argent, des demis onctueux, du porto dans de fins verres flanqués du biscuit doré dans une soucoupe, tandis que s’élargit l’auréole faite de fumée des cigares et qu’on devine le choc des billes sur des billards d’un vert impérial.

 

On aura reconnu des lignes souples et humides simenoniennes, Hélène, oui, je m’appelle Hélène va donc les parcourir en un nouvel ouvrage en quête de Henri. (empêché et de Xian cloué au pilori qui m’a permis de reprendre les personnages). Il faudra apprendre Amercoeur et la Cense Rouge, Colonster et Limoges, Publémont et les Vennes. Il faudra repérer les petits commissariats de quartier, celui de la 3ème division surtout et n’être pas étonné de découvrir la compagnie de navigation US Lines, rue Paradis. On mangera Quai Banning à la Mâson et on rendra visite à la Gazette rue de Waroux. Faudra-t-il traverser les obscurs dédales de Bonne Fortune, du Hazard et de Patience et Beaujonc. S’amusera-t-on au Tabarin, rue Bergerue ?ou au Wild West, rue d’Amay ? La roseraie du Parc de la Boverie verra-t-elle de nouvelles amours ?

 

 

(à suivre)

05:44 Écrit par H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/06/2006

On va conclure ...

Écrire un feuilleton n’est pas un exercice pénible, c’est faire plaisir au lecteur et se faire plaisir mais lire un feuilleton est plus délicat, il faut s’y astreindre quotidiennement, à peine de sombrer dans l’incompréhensible. Se relire, quelle catastrophe, sur ces blogs, merveilleux outils mais qui vous placent la tête à l’envers dans un monde sans dessus dessous et sans dessous, c’est grivois...

Il est donc possible d’obtenir les textes par chapitres entiers voir par épisodes ou livres entiers si vous le souhaitez en le demandant à xian@xianhenri.net.

 

Dans quelques heures, il sera normal de changer d’attitude, Henri est devenu hélène, l’Ara qui rit doit comme il se doit être ravaudé, ravalé, remis à neuf, mode oblige, Hélène va s’occuper de tout.

Bientôt : Hélène, je m’appelle Hélène !

10:58 Écrit par H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/06/2006

En Neuvice

— Cela vous est pénible ?

 

— Non pas, je pensais à mon patron, venez, nous allons allez acheter des graines pour le perroquet.

 

Ah curieux détour de pensée se dit Joseph, elle pense à son boss et en déduit qu’il faut acheter des graines pour un oiseau qui cause.

 

 

Hélène se fit déposer sur le petit trottoir entre la rue du Pont et en Neuvice, elle regarda s’éloigner Joseph et se décida d’aller trouver Nadine qui habitait à deux pas.

 

(àsuivre)

14:46 Écrit par H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/06/2006

tenez-moi donc compagnie

La porte coulissait électriquement et Hélène s’installa dans une belle américaine comme on n’en voyait plus guère dans la région.

 

On descendit donc en ville que l’on rejoignit après avoir circulé dans des rues sales et mouillées.

 

 

— Je vais être indiscret dit Joseph, mais je ne faisais rien aujourd’hui, si je peux vous être utile, je serai volontiers votre chauffeur sauf si vous vous en allez magasiner  en Féronstrée ce qui me mettrait hors stationnement rapidement !...

 

— C’est fort aimable à vous répondit Hélène qui allait refuser l’offre généreuse, disant qu’elle prendrait un taxi pour remonter mais elle se ravisa...

 

— Eh bien dit-elle, tenez-moi donc compagnie, mais jurez-moi que je n’aurai pas d’ennui avec ma charmante voisine, je m’en voudrais qu’elle imagine que je vous ai dragué...kidnappé... le mot la fit sourire puis son sourire devint triste.

08:34 Écrit par H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/06/2006

Elle va tomber pensa-t-il

Elle va tomber pensa-t-il

 

Les oscillations se calmèrent après un temps et la voisine de Joseph s’avança vers une couverture tirée au-dessus d’un carré de pâquerettes. La raison de ce nudisme se comprenait bien au vu du triangle clair du pubis et de la pâleur des seins alors que le reste du corps était assez hâlé. Hélène avait séjourné récemment en pays de soleil et voulait non seulement conserver ce petit air qui vous fait vacancier avant les autres mais aussi avoir un bronzage uniforme sur tous le corps. Joseph, en peintre artiste apprécia.

 

 Hélène s’étendit sur la couverture bariolée, s’arrangeant pour bien exposer le triangle adéquat et les seins. Elle était ainsi bien plus nue que nue.

 

 

De loin, Joseph ne put dire si elle était comme Simone, si les petits bouts de la poitrine durcissaient, il vit seulement qu’ils étaient roses.

 

Il pensa pourvu qu’elle ne brunisse pas trop vite, le tableau est charmant, je vais la peindre.

 

 

Le week-end était long économiquement parlant, férié paraît-il, la scène se répéta trois fois, Hélène s’enduisait consciencieusement de crème, passait des minutes les fesses écrasées sur la planche de la balançoire puis se vautrait pile et face sur sa pelouse.

 

Joseph trouva charmant la manière qu’elle avait de prendre la crème dans ses mains et de se la passer doucement sur le corps sans meurtrir en aucune façon aucun endroit.

 

Joseph avait déposé chevalet et accessoires chez lui, un tabouret pliant et avait commencé le dessin de cette belle femme nue.

 

Il aurait dû être heureux, et cependant des idées de plus en plus noires l’envahissaient.

 

Quand le soleil accrochait le duvet d’Hélène, on aurait dit que son corps était saupoudré d’or. Simone vint voir ce que peignait Joseph, elle regarda le jardin de la voisine, elle regarda la toile posée et fit une petite moue.

 

Le surlendemain du lendemain, il plut toute la journée.

 

 

 

 

Si Hélène était amoureuse du soleil, elle n’était pas liégeoise d’adoption voire d’origine pour rien, le temps de brumes, le temps de chagrin, les coulées rouge d’acier fusionnant avec les brouillards de Meuse, la pluie simenonienne, la pluie du passager, la pluie chagrine la pluie froide la grosse pluie qui mouille la pluie qui détrempe, douche, sauce, drache, rincée, crachin, brouillasse, grain, averse, ondée, déluge, c’était le climat de l’ardente cité. Sauvenière et Saint Léonard, Outremeuse et Jupille, Cheratte et Seraing se mouillaient et se séchaient alternativement très régulièrement.

 

Hélène avait bien vu le manège de son voisin et s’en était sentie charmée, sans plus, les seins d’Hélène ne durcissaient qu’à la pensée de Henri, disparu depuis un trop long moment pour avoir sans doute compris le mécanisme des suicides collectifs qui donc n’en étaient pas puis que quelqu’un avait jugé que l’enquête de Henri dérangeait, au point tel qu’il le fallait faire disparaître tout de suite.

Hélène avait l’air d’une secrétaire évaporée, fort occupée de ses cils, de ses ongles et donc personne ne lui avait cherché noise. Hélène la belle Hélène était un cerveau efficace sous une enveloppe rêveuse. C’était sa force.

 

 

Hélène était une belle femme, elle savait qu’on regardait ses seins et ses fesses et qu’ainsi on prêtait moins attention à ses gestes.

 

Ce matin de forte pluie, elle s’installa dans la dauphine, tenta de démarrer et en ffut pour ses frais, elle vida la batterie.

 

Un moment de réflexion plus tard, elle sonnait chez ses voisins. Joseph lui ouvrit la porte la regarda ahuri, il ne pensait plus à elle que nue, de la voir vêtue et même cachée sous un très joli imperméable blanc cela lui causa comme un choc.

 

— Ma batterie est à plat, je dois aller en ville, les Tec sont en grève

 

— Simone cria Henri, je vais conduire notre voisine en ville dit–il en prenant à une patère les clés de la voiture rangée dans son garage.

 

 

(à suivre)

10:26 Écrit par H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/06/2006

Hélène se balançait sur la balançoire

Le mois commençait à s’ensoleiller, les arbres fruitiers des jardins perdaient les pétales de leurs fleurs et un tour au jardin ferait du bien à un Joseph qui de sombre devenait noir. Le passage de la pelouse au bassin puis à l’autre pelouse qui donnait chez les voisins lui fit grand bien. D’autant plus que la voisine, Hélène se rappela-t-il de son prénom, était dans son jardin aussi.

Hélène se balançait sur la balançoire d’un vieux portique où étaient également suspendues une nacelle, une corde à nœuds et un curieux plateau pour s’installer trois ou quatre.

 

Il n’y aurait rien eu de plus particulier qu’un moment peu courant d’une femme sur une balançoire, vue par son voisin qui ne s’y attendait pas si cette femme n’avait été nue, tout à fait nue, toute nue.

 

A chaque mouvement de l’escarpolette, Joseph avait la vue étonnante de deux jambes tendues qui se dressaient dans sa direction. Un moment, il crut même qu’elle allait s’échapper, bondir en lâchant les cordes et lui atterrir dans les bras.

 

C’était une vision folle, quand on croyait saisir le corps, tout repartait en arrière à une vitesse démente. Les seins étaient durs parce parfaitement immobile, pour autant que les voyait Joseph stupéfait.

Les seins furent à l’instant remplacés par les jambes et l’envers des cuisses dressées, la plante des pieds et tout un manège, un ballet de nudités vues et disparues.

 

 

(mis en ligne par MD pour cause de faux jour férié)

07:05 Écrit par H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/06/2006

Chacun passa une mauvaise journée

Au matin, elle fut maussade et peut-être lui-aussi. Oui, lui aussi.

Chacun passa une mauvaise journée, il y eut de brusques sautes d’humeur et des passages de spleen, de langueurs, des temps morts , des moments de non-vie. Joseph ne parvint pas à fixer un sujet sur une toile. Chacun traînait derrière lui une odeur bizarre.

 

Simone qui avait un bon corps qui marchait bien et une tête tranquille un peu folle devenait sombre. Joseph pensait que Simone c’était la non-exploration, il se disait, je la rejoint, elle est plus vite nue que Lucky Luke ne sort son colt, elle tourne la tête à gauche et attend le baiser, la pointe de ses seins se dresse lentement, puis l’aréole se gerce d’imperceptible remous et puis une mécanique simple nous entraîne... Mais voilà, depuis quelques jours Simone n’était plus pareille.

 

 

(à suivre) MD

15:23 Écrit par H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/06/2006

Tu vois je pense à toi

 

Simone et Joseph eux-aussi semblaient l’aimer et en jouir, Simone buvait moins d’alcool, elle s’était laissée prendre au goût du Siwaco. Interbrasseur avait mis là sur le marché un produit au goût plaisant. L’auberge où Hélène dînait souvent à la Brasserie et l’on conversa beaucoup de couple à femme seule, du docteur Millet à l’un ou l’autre habitué, conversations paroles redites et ragots, le bla bla du café du commerce. Les robes de Simone ravissaient le public, le petit derrière mobile de Mona dressait quelques vit sous les nappes blanches et roses. Cela arrangeait bien Joseph qui se disait que cela valait mieux pour lui qu’ils désirent la serveuse plutôt que sa femme, lui, la trouvait changée, elle restait tête en mains le soir en écoutant du Vivaldi...

 

 

Vivre avec un peintre connu n’est pas toujours s’amuser comme une folle pensait Simone qui lia relations avec des étudiants de l’université qui s’égaraient parfois dans un café proche.

Ce soir-là, il achevait une vision du ciel avec des bleus pas encore inventé, il terminait la toile en buvant par à-coups une cannette de Siwaco quand Simone rentra .

C’est très beau dit-elle en étant derrière lui nue, roulant un soutien-gorge dans ses mains. Allons-nous coucher

Vasy déjà ! Tu as dansé ?

Oui et puis on es tallé à une petite foire foraine à Boncelles, regarde j’ai gagné au tir.

Elle lui tendit un carton cible où les plombes avaient dessiné maladroitement comme un cœur

Tu vois je pense à toi dit-elle

 

 

Posté par Marguerite Duvernois

(àsuivre)

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