21/06/2006

C'est à Liège que cela va se passer ...

On se souviendra de deux choses :

Henri Sim a disparu, plusieurs dizaines de jeunes gens se sont suicidés.

 

 Ayant probablement des idées inconscientes de suicide collectif, nous avions cherché une secte à adopter, enfin... qui nous adopterait, avait dit un rescapé lavé de l’estomac à Bavière.

 

Bavière.

On pourrait croire qu’il s’agit de ce land prestigieux où entre Berchtesgaden et Garmish, on passe des vacances collectives, il n’en est rien, il s’agit bien entendu d’un hôpital situé en face de la caserne Fonck, en suivant l’angle nord-est.

 

Il faut dire que l’action se passe principalement à Liège et qu’il est temps de remettre un peu en place l’idée topographique de la ville.

 

Liège s’articule du pont de Fragnée où déboule l’ Ourthe industrielle au pont Atlas d’où l’on observe l’île Monsin.

 

Entre les deux, le très connu pont des arches. La pharmacie Planquet est une vieille, très vieille maison, qui semble liée de toute éternité au pont qu’elle flanque, sur la rive gauche de la Meuse. Les fondations en sont soudées aux bases mêmes de l’ouvrage, comme pour attester encore une commune destinée.

D’amont et d’aval, sur les deux rives, on peut suivre les bords de Meuse. Les bords de la Meuse. En passant tout près du garde-corps, Jehan caressa du regard la surface de la Meuse où les maisons se reflétaient, rouges, jaunes ou blanches, en des lignes ondulantes ou fantaisistes. C’était tout à fait plaisant de voir s’arrondir le trou des fenêtres, s’écraser les étages, s’épater ou s’étirer les toits et les pignons, tout cela, nonchalamment, dans un mouvement lent et régulier. Pinaguet erra longtemps par les quais, que le soleil bariolait de couleurs éclatantes. De temps en temps, un tram jaune et rouge emplissait l’air du tintamarre de sa sonnerie et du grincement de ses vielles ferrailles ; des lourdes charrettes semblaient moudre le pavé à la meule de leurs roues géantes.

 

Et l’on peut s’engouffrer dans des rues bruyantes et populaires. La rue du pont d’Avroy, la plus vivante de la ville, et, derrière toutes les vitres, on voit, dans un halo de chaleur confortable, des gens qui boivent des cafés filtre dans des montures d’argent, des demis onctueux, du porto dans de fins verres flanqués du biscuit doré dans une soucoupe, tandis que s’élargit l’auréole faite de fumée des cigares et qu’on devine le choc des billes sur des billards d’un vert impérial.

 

On aura reconnu des lignes souples et humides simenoniennes, Hélène, oui, je m’appelle Hélène va donc les parcourir en un nouvel ouvrage en quête de Henri. (empêché et de Xian cloué au pilori qui m’a permis de reprendre les personnages). Il faudra apprendre Amercoeur et la Cense Rouge, Colonster et Limoges, Publémont et les Vennes. Il faudra repérer les petits commissariats de quartier, celui de la 3ème division surtout et n’être pas étonné de découvrir la compagnie de navigation US Lines, rue Paradis. On mangera Quai Banning à la Mâson et on rendra visite à la Gazette rue de Waroux. Faudra-t-il traverser les obscurs dédales de Bonne Fortune, du Hazard et de Patience et Beaujonc. S’amusera-t-on au Tabarin, rue Bergerue ?ou au Wild West, rue d’Amay ? La roseraie du Parc de la Boverie verra-t-elle de nouvelles amours ?

 

 

(à suivre)

05:44 Écrit par H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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