05/06/2006

Hélène se balançait sur la balançoire

Le mois commençait à s’ensoleiller, les arbres fruitiers des jardins perdaient les pétales de leurs fleurs et un tour au jardin ferait du bien à un Joseph qui de sombre devenait noir. Le passage de la pelouse au bassin puis à l’autre pelouse qui donnait chez les voisins lui fit grand bien. D’autant plus que la voisine, Hélène se rappela-t-il de son prénom, était dans son jardin aussi.

Hélène se balançait sur la balançoire d’un vieux portique où étaient également suspendues une nacelle, une corde à nœuds et un curieux plateau pour s’installer trois ou quatre.

 

Il n’y aurait rien eu de plus particulier qu’un moment peu courant d’une femme sur une balançoire, vue par son voisin qui ne s’y attendait pas si cette femme n’avait été nue, tout à fait nue, toute nue.

 

A chaque mouvement de l’escarpolette, Joseph avait la vue étonnante de deux jambes tendues qui se dressaient dans sa direction. Un moment, il crut même qu’elle allait s’échapper, bondir en lâchant les cordes et lui atterrir dans les bras.

 

C’était une vision folle, quand on croyait saisir le corps, tout repartait en arrière à une vitesse démente. Les seins étaient durs parce parfaitement immobile, pour autant que les voyait Joseph stupéfait.

Les seins furent à l’instant remplacés par les jambes et l’envers des cuisses dressées, la plante des pieds et tout un manège, un ballet de nudités vues et disparues.

 

 

(mis en ligne par MD pour cause de faux jour férié)

07:05 Écrit par H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.