02/06/2006

Tu vois je pense à toi

 

Simone et Joseph eux-aussi semblaient l’aimer et en jouir, Simone buvait moins d’alcool, elle s’était laissée prendre au goût du Siwaco. Interbrasseur avait mis là sur le marché un produit au goût plaisant. L’auberge où Hélène dînait souvent à la Brasserie et l’on conversa beaucoup de couple à femme seule, du docteur Millet à l’un ou l’autre habitué, conversations paroles redites et ragots, le bla bla du café du commerce. Les robes de Simone ravissaient le public, le petit derrière mobile de Mona dressait quelques vit sous les nappes blanches et roses. Cela arrangeait bien Joseph qui se disait que cela valait mieux pour lui qu’ils désirent la serveuse plutôt que sa femme, lui, la trouvait changée, elle restait tête en mains le soir en écoutant du Vivaldi...

 

 

Vivre avec un peintre connu n’est pas toujours s’amuser comme une folle pensait Simone qui lia relations avec des étudiants de l’université qui s’égaraient parfois dans un café proche.

Ce soir-là, il achevait une vision du ciel avec des bleus pas encore inventé, il terminait la toile en buvant par à-coups une cannette de Siwaco quand Simone rentra .

C’est très beau dit-elle en étant derrière lui nue, roulant un soutien-gorge dans ses mains. Allons-nous coucher

Vasy déjà ! Tu as dansé ?

Oui et puis on es tallé à une petite foire foraine à Boncelles, regarde j’ai gagné au tir.

Elle lui tendit un carton cible où les plombes avaient dessiné maladroitement comme un cœur

Tu vois je pense à toi dit-elle

 

 

Posté par Marguerite Duvernois

(àsuivre)

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