27/04/2006

Henri ?

Quelqu’un était venu, quelqu’un avait pris un bain, il n’y a pas longtemps... de l’eau chaude, pourquoi pas une cafetière de vrai Colombie de Juan Valdès ? du super Chat Noir du temps où Jacobs n’avait pas mangé Suchard.. Coup de spleen. L’eau et un bon shampooing me feront du bien pensa Hélène.

 

Je me ferais bien une teinture pensa-t-elle en imaginant la tête de Maudite qui râle du matin au soir sur le rendu des couleurs.  Je la vaux bien pensa-t-elle !

 

Rapidement nue, elle s'assied au fond de la vasque d'eau fraîche, la peau apaisée par le froid de la courbe blanche. Elle s'allonge en arrière, s’étend, la baignoire lui semble plus grande, plus profonde qu’autrefois, elle s'immerge la figure, sans respirer quelques secondes, puis lève le visage. L’eau ruisselle sur ses joues, son nez, perle sur ses lèvres. La caresse mouvante de l’eau mousseuse berce son corps aux effluves de bergamote.

Elle passe la main sur le fond de la baignoire, puis sur ses pieds menus. Sa main frôle ses chevilles, puis ses genoux. Elle prend le lufa, quel ange a pu venir déposer ici tout ce qu’il faut pour se sentir envahir de bien-être, l’éponge glisse sur les bras, les épaules, le dos cuivré. Que sa caresse se poursuive !  sous les seins, près du nombril, sur ses seins pleins, dressés en éveil, corps au repos, esprit en éveil, frisson, envie lourde.

 

Guetter la fêlure bleue, la tête d’Hélène s’appuie contre l’arrondi blanc, glisse vers le fond, elle s’enfonce, coule avec délice dans le bonheur d’être... rêver, rêver sans fin.  Le rêve n'est pas éveillé dans nos contrées urbaines.

 

Sursaut, regard filtrant, mains mouillées, un besoin à rassasier.

 

Elle se prélasse encore un moment dans l'eau puis se lève, laissant les larmes du bain la parer de rayures d'or sur le corps. Elle décroche un drap pour se sécher, quel démon invisible est venu ici pour y laisser ce dont elle a besoin aujourd’hui, de quoi a-t-elle besoin ? elle se regarde dans le miroir, s'enroule jusqu'aux épaules. Elle essuie sa chevelure, la lisse au peigne fin.

Vêtue de son drap humide, elle traverse la pièce et l’autre, elle entre dans la cuisine où un percolateur chatonne de senteurs brésiliennes...

 

Un murmure, une ombre, il y a quelqu’un dans le bureau...

— Henri ?

 

15:32 Écrit par H | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

25/04/2006

Tant de souvenirs

Tant de souvenirs attachés ici et là, la cafetière, le vieux dictionnaire, une gomme, la vitre sale de la fenêtre sur cour, le tiroir, un dossier d’où s’échappe un image, un moment où lui et moi, moi et lui, nous étions tous les deux îvres de sexe, l'odeur du sexe, je pense ...
Il faut penser avec modération...

J’ai poussé la porte de la kitchenette, puis celle de la petite salle de bains, que m’est-il passer par l’esprit ? Il y avait un flacon de savon liquide à la bergamote, j’ai ouvert le robinet de droite, l’eau était chaude.

04:13 Écrit par H | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

23/04/2006

Tiens, qui voilà !

 

Hélène poussa la porte du bureau... Voilà bien longtemps qu’elle n’était venue...

08:29 Écrit par H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |