29/04/2005

Vendredi

Des poissonniers partout, c’est normal, le vendredi sur le marché. Isidore se dit que tout de même c’était curieux cette aventure qui lui était arrivée et cette Héloïse sur son passage. Henri avait dû découvrir quelque chose de monumental.

 

Isidore s’appuya contre la stèle qui rappelait le passage de vacanciers turbulents en 1942.

 


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28/04/2005

sms

J’ai appris que le gouvernement suédois prévoit de faire passer une loi rendant impossible tout contrat public avec des entreprises européennes qui n'auraient pas signé les conventions collectives suédoises. C'est quelque chose de normal, mais que la Constitution Européenne interdira aux pays qui accepteront ce projet de Constitution.

 

Bon sang cet Isidore tempêta le rédacteur en chef ! Bon sang mais c’est bien sûr, c’est un code, il sait bien que ce n’est pas de son ressort cette affaire de constitution. Il n’a pas le gabarit pour. Isidore c’est l’homme des cavernes, des aiguilles creuses, des châteaux en Espagne, des résidences de pulpeuses courtisées par Raoul, ce n’est pas un politique.

 

Pour l’instant d’ailleurs, Isidore tentait de mettre de l’ordre dans son calepin, dans son caleçon, dans ses idées face à Héloïse, la fille de l’ancien ministre Charles Poseur qui par on ne sait quel prodige se trouvait précisément logée à la même enseigne et recherchait elle aussi Henri Sim, et pas seulement elle, Isidore aussi.

 

- Oui, mon chef veut savoir tout ce que vous faites.

Isidore s'approcha d'elle et posa les mains sur ses hanches.

- Héloïse prévint-il, vous n'écrirez que ce que je veux que vous écriviez. Sinon, moi, je ferai savoir à votre hiérarchie que je vous ai sodomisée sur la petite table bureau de cet hôtel pour curiste du XIXème siècle.

- C'est du chantage, bredouilla Héloïse Poseur.

- C'est du chantage, confirma calmement Isidore.

La jeune belge secoua ses longs cheveux blonds.

- Partez, vous êtes le diable. Vous m'avez fait boire. Je ne veux plus vous voir.

 Isidore lui adressa un sourire décidé et froid.

- Demain matin, nous irons ensemble sur la place du marché à Aubenas. À neuf heures.

En remontant l'escalier qui menait à sa chambre, laquelle était au quatrième étage, il se dit qu'il avait neutralisé la journaliste de la Libre Belgique qu’il soupçonnait fort d’être une espionne de la SSMJ elle-même, d'une façon inattendue, mais efficace.

 


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27/04/2005

Mercredi

En fait, les nouvelles et les contre news circulent partout en cette époque d’infos maxi et perpétuelle, l’infomania des multimédias est en passe de détrôner les vraies gazettes avec des journalistes sérieux comme Isidore Bautrelet.

 

Isidore veut avoir une longueur d’avance sur ces collègues et néanmoins amigos, amici, les amis comment allez-vous ? des tabloïdes anglais et des officines de détectives payés par qui sait – par ce que qui le sait, qui veut savoir où est Henri, qui peut bien s’intéresser à ce Sim qu’il faut semble-t-il retrouver à tous prix ?

 

L’enquête avait mis bout à bout des fils et des cordes à nœuds, de la petite ruelle liégeoise où officiait un marchand de graines pour oiseaux exotiques à la cour d’une entreprise devenue multinationale fabriquant des sodas à la mode. La grande entreprise était elle-même devenue partie intégrante du holding SSMJ, comme il est d’usage dans la région après un passage d’actionnariat public de type Mosaninvest et Sécurity Flemalôt.

 

Le message d’Isidore Bautrelet de ce mercredi est cependant sans appel :

SMS : J’ai trouvé !

 


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26/04/2005

Mardi, de loin...

Nu comme un ver, Lamy Caution était étendu dans l’herbe, derrière la maison. La chaleur du soleil de midi pénétrait par tous ses pores. Je finirai par attraper un cancer de la peau, se dit-il en se demandant pourquoi tout ce qu’autrefois on croyait bon pour l’homme, comme les oeufs, la viande rouge et le soleil, était devenu poison.

 

Comme il entendit venir un pas (sa voisine sûrement), il déplia la gazette sur son bas-ventre, ce qui dessina une sorte de petite tente ombrageuse affichant l’éditorial de Tchantchès. (François Ripette)

 

 

La Dépêche publie aujourd’hui une page spéciale « Cardinal de choc et Constitution européenne ». Les aimables lecteurs comprendront la nécessité de ne pas multiplier les pages de la gazette, qui ainsi participerait à la déforestation brésilienne, et donc de procéder à quelques aménagements du texte de notre reporter sur place, bien caché : Isidore Bautrelet (parfois mal orthographié par la dame typique écoutant dans l’oreillette le texte en full-jet et le positionnant d’office sur la ligne de l’Olivetti. (On a viré les IBM à boule).

 

En bref et à lire en bas de page huit donc, petits caractères assez sales ...

L’AMF aurait désarmé...

 

ALERTE !

[Zataz 22.04.05]

Le virus Sober.N se propage a vive allure depuis quelques heures.

http://www.zataz.com/news/8295/virus-sober.html

 

Oui, il y a collusion entre l’association colombophile internationale et les pourvoyeurs de backchiches sur la Batte.

 

Des nouvelles folles circulent chez Xian

 


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25/04/2005

Un autre lundi matin

Lundi matin, alors qu’il ne neige plus dans les Alpes.

 

Un petit vent aigre traverse l’Ardèche et c’est de ma cache de résistant que je vous téléphone. J’ai enfin pu remonter la batterie au cadmium nickel qui avait défailli et m’empêchait de communiquer avec vous ...

 

(Dicté in extenso à la dactylographe de service par Isidore Bautrelet en direct de Vals les bains).

 

Je ne reviendrai pas sur les circonstances qui font de cette cachette un endroit sûr où, entouré de Josiane, de Christelle et de Raymonde, sans oublier Félicie aussi, je vous communique les premiers résultats de mon enquête.

 

Ayant eu l’attention attirée par les lettres sournoises du sieur Gondolfo di Borghio que l’on soupçonne d’être en réalité Axel Borg de sinistre renom et après les communiqués revanchards de L’AMF contre la SSMJ, le rédacteur en chef de la Dépêche et moi-même ayant décidé d’interroger à ce sujet Henri Sim, détective bien connu de la cité ardente, j’ai constaté la disparition de celui-ci de même que l’absence permanente du photographe Carter et de la belle Hélène.

 

Glissant mes chaussettes dans les bottines de notre héros tchantchiste, j’ai remonté la filière du trafic de canabis batavo-visétois et découvert le curieux manège de l’association colombophile des amis d’Englebert et de Tubemeuse réunis. L’ancien joueur de Tilleur, un certain Nicolaï m’ayant pistonné, j’ai pu dériver d’Amercoeur en Chertal et m’apercevoir que des quais principautaires aux roches des Combes, il n’y a aujourd’hui qu’un coup de pagaie à donner.

 

Bien sûr, il a fallu se glisser de bosquest en buissons pour, couleur de muraille, passer inaperçu, le biographe henriesque ayant subi les foudres censorielles ...

 

Deux fois en huit jours ... le langage change, on ne peut pas dire à un bloggueur, ce que tu écris, dessines, photographie ne me plaît pas, il se fâche aussitôt, il est hors du sens commun, il est lui-même virtuel ...Toute la société devient virtuelle, un malfrat ne va plus en prison, un balayeur est un technicien diplômé de surface, aïe, un malfrat ? une brebis égarée dans la jungle des méchants comme toi Xian, un qui faisait qu’à embêter personne avec ses joints et le pognon piqué pour se le acheter...tandis que toi ! qui trie même pas tes ordures ! ....

 

C’est même à cause de cela que j’ai pris un coup sur la cafetière et failli me faire resserrer par une imaginative qui pensait qu’à me glisser sous sa couette.

 

Donc me voici, bel Isidore, miassommé. Je remue mes orteils dans mes souliers, en dessous des couvertures, afin de me prouver que j’existe toujours bel et bien, que je ne suis pas paralysé, mort. C'est bien le seul mouvement que je m’autorise.

Juste faire glisser le Nokericson, taper dièze étoile et être en ligne avec la sténographe de la rue Piconette où se trouve le siège de la Dépêche et celui ( poste huit, couloir 3, porte 14 bis, de Ginette qui tape ce texte à usage de la rédaction et des lecteurs-trices.

 

(à suivre, demain dans la page « Enquêtes et découvertes »)

 

 


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21/04/2005

Jeudi, d'après le pape Grégoire.

Pas de Nouvelles de notre reporter sur place Isidore Bautrelet

(La dépêche du matin)

 

Nous restons sans nouvelles de notre envoyé spécial, lequel devait enquêter sur la SSMJ, société de la place, récemment délocalisée sur le site industrio-artisanal de Aubenas.


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20/04/2005

Mercredi matin papiste

C'est un chleuh !
Finis l'Oxo et l'Anco, chez Aldi ou Lidl ! Tu ne trouveras que de l'ersatz de Bovril et des pampernickels au goût de chewing-gum hévéa 1937...
L'europe de Radzinger est en marche, bande de Turcs !

Quant à l’analyse : elle est positive. Notre confrère Bautrelet nous en dira déjà deux mots demain matin.

 

(La Dépêche. X)


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18/04/2005

Lundi matin alors qu'il neige dans les Alpes...

La ville aux cent sources s’est développée au fond d’une étroite vallée et je me suis logé près du Casino, observant à mes heures perdues le geyser de 10 mètres qui débite jusqu’à mille litre d’eau ferrugineuse et dépurative.

J’ai choisi ce logement à cause de la vue qu’il me donne aussi sur la route d’Aubenas où sont installés les bureaux de la SSMJ qui contrôlent la vente des eaux et leur transformation.

                       

(Le laboratoire de la Dépêche a reçu hier les échantillons transmis par motard de la part de notre reporter et signataire de l’article)(NDLR)

 

Isidore Bautrelet


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15/04/2005

Syndicat du livre

Le débrayage rapide et le passage des vitesses dans un mouvement CSC souple et FGTB dur s'est conclu hier soir à 19.32h par une déicision soudaine et momentannée : les ouvriers typographes de la Dépêche seront en grève jusqu'à lundi nonobstant la promesse d'une augmentation des défraiements de 31.3% hors taxes.
(Note de la concertation libérale réunie en pequet, en piquet, en grève, en vinâve d'île.)
(signé : le représentant des travailleuses et des travailleurs damnés de la terre)

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14/04/2005

L'enquête reprend bel et bien ...

 

 

Peu de gens avaient eu vent de la disparition d’Henri, on avait simplement constaté que le bureau de l’Arakiri, enquêtes et filatures, avait été cambriolé. Isidore, plus professionnel que les techniciens de la DVI avait trouvé le petit mot écrit en braille : « Je pars, je souhaite que personne ne s’occupe de moi, plus jamais, il faut imaginer la vie sans elle ».

Voilà qui était parfaitement dans le ton henriesque, émotion intelligible et fuite en avant, drame clandestin et personnel, il y avait ici de la détresse, de l’humanité, grandes qualités de l’enquêteur liégeois. Il semblait clair qu’était sous-entendu : Je ne meurs pas, mais je ne guéris pas, Adieu va !

Ainsi donc, Henri avait disparu après que l’autre s’en soit allé le long des quais de Meuse en quête de peintures rupestres, Suzanne, Nadine et d’autres blondes s’étaient échappées, une brune Carmencita parisienne se pointait bien mais seules quelques graines de tournesol démontraient aux passant attérés que oui M’sieu dames on peut aujourd’hui être une agence de détectives privés et se faire cambrioler, se faire enlever son bien par des sbires irakiens, des athlètes internationaux et cependant monégasques ou des valets suisses du Vatican.

 

Les exploits de la bande qui avait dévalisé l’Arakiri devait cependant avoir été rapportés par la presse picarde puisque le portable d’Isidore afficha : vous avez un appel. Le dit provenait de ce curieux moustachu qui avait fait la une dans l’affaire de la croisière à Nil Saint Vincent.

 

Un mot d’explication pour les lecteurs étrangers qui ne seraient pas aux faits des mœurs belgicaines et tchantchinesques. Saint Pholien, le gai moulin et la rue du pot d’or ont perdu beaucoup de leur attrait depuis que Ryanair offre des voyages moins chers mais comprenez que dans une région où l’on est ni complètement turc wallon bien que francophone, ni franchement flamand bien que très italien mineur, il est normal qu’un Anglais de souche soit né à Ellezelles et se nomme Poireau, que de plus il porte le prénom ridicule d’Hercule l’amène tout de suite à hauteur d’Achille Talon,  la belgitude est dans le colimateur et l’enquête internationale d’isidore baudrelet sera bientôt à la une de la Dépêche, laquelle multipliera ainsi ses ventes par dix, par cent, par mille.

Bardoumont et Kervin de la Marcke Ten Driessche mandatèrent donc par la voix d’Hercule le petit Isidore à poursuivre son enquête, redécouvrir à la fois l’Henri, le perroquet qui devrait prononcer les mots prévus (Tortilla, tu m’as tué !)

 

La légende rassembla donc dans le bureau dévasté le bouquiniste Hyacinthe, mon grand père et les jambes fort joliment découverte d’Hélène.

Je m’appelle Hélène, déclara-t-elle, pastichant l’ancien Paridakarman et tendant la main, fine et distinguée à Isidore.

 

La Dépêche titra ce matin là d’avril :

 

Notre reporter Isidore Bautrelet sur les traces d’Henri !

 


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13/04/2005

Manif

Rue Varin, une foule de manifestants scandait des slogans syndicaux annonçant une grève épouvantable. Fallait-il faire un article ? Déjà les édiles communaux et néanmoins socialistes parlaient de faire construire une sorte de nouvelle prison. Les socialistes aiment bien enfermer ceux de Droixhe. Cela finit toujours assez mal.

Et ce n’est pas ici, donc, pensa Isidore que je trouverai trace de mon Henri. Cet in-petto disant, il introduisit un euro dans une machine automatique distributrice de boisson gazeuse et fit tomber dans le réceptacle ad-hoc une cannette fraîche dument  estampillé : à consommer avant le : voir sous la boîte, ce qui, comme chacun le sait est l’habituel piège, en effet tout le monde ouvre la petite languette avant de lire que qui est noté sur le mode d’emploi.

 

(à demain, si vous le voulez bien ).


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12/04/2005

Mardi, à vélo en Amercoeur.

Alors d’oncques on a pas oublié l’émotion provoquée en Walhaland et à l’étranger par l’Affaire Trouduc rapidement étouffée par une terrible arnaque à la voiture volée. L’émotion fut subliminale durant cette quinzaine alors que  l’énigme est complète, on ne connaît pas le nom du successeur de Johnatta Ceradan pas plus qu’on ne sait ce qu’est devenu le trésor de la SSMJ vendue aux Chinois par Jean Yanne avec bail emphytéotique.

 

Investi de pouvoirs de recherche joyeusement payés par les lecteurs de la Dépêche, feuille mosane et néanmoins lue, Isidore Bautrelet, combattant les bruits les plus absurdes décida de trouver l’endroit où Henri Sim était séquestré.

Car, ce ne pouvait être que cela, on séquestrait l’Henri, quoi d’autre aurait pu l’empêcher de clavioter, peut-être lui a-t-on coupé les mains comme à un guitariste connu. Un départ d’enquête le mena sur la route de Moulinsart où il fut pris en chasse par l’Anglois Clacwell, retors vicelard ayant capté la dot d’une belle de Céroux, laissant Barzotti sur le carreau.

 

Une question prima : Danneels était-il au courant, les éoliennes produisaient-elles écologiquement, et si cet Henri avait renoncé à sa carrière de détective volontairement ? Et s’il avait été soudoyé ? perverti ? On parlait entre la place Delcour et la passerelle Saucy d’une place de parking squattée, d’un chien crotteux, voire même de filles étrangères (du lointain institut des filles de la charité) violées dans les anciens dépôts des tramways. Amercoeur et Cornillon furent parcourues, de long en large jusqu’à la terrasse du Grand Chleuh (le café bien connu a changé de nom après la guerre de quatorze, nos amis allemands en ayant brûlé la tenancière comme Cauchon l’avait fait de Jeanne – c’est fou comme nos amis aiment nous enflammer !)

Isidore déposa sa bécane le long du mur et s’assit dans un fauteuil d’osier prévu à cet effet.

Isidore se mit à réfléchir face au miroir offert par Piedboeuf à son expédition précédente qui l’avait mené rue hors château, rue d’Avroy et même sur le chantier perpétuel des Guillemins.

 

Une lueur se fit.

 

 

 

(à demain, si vous le voulez bien ).

 


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11/04/2005

Lundi matin

La notoriété dont jouit Henri Sim a quelque chose de rassurant, il est bien de savoir que vous êtes un Pablo, un Jean-Paul, un Staline dont l’histoire retient le nom. Henri Sim est un liégeois turbulent qui s’est estompé un trimestre pour une enquête difficile, il fallait remonter dans le temps, devenir ouvrir syndiqué, travailler à la Dépêche en catimini, téléphoner à Narcejac et envoyer un mail à Vandromme.

Un matin d’avril comme celui-ci mérite peut-être un passage chez Bardoumont qui doit triturer ses pousses de radis et carottes, encore sous châssis.

Evidemment, les lecteurs du monde entier, submergés de slips monégasques et de toges romaines se demandent avec moi et  anxiété ce qu’est un liégeois. Un café ? Une gaufre ? Un sachot frit ? Une extension de l’appartement de Woody Allen ?

Outremeuse serait-il l’autre nom de Manhattan lequel n’est d’ailleurs qu’un ancien Nieuw Amsterdam que le cigarettier Peter Stuyvesant avait découvert en remontant le Nil ... je me demande si je ne confonds pas avec Livingstone, le goeland.

 

Ce qui est important est de savoir que Liège est le centre du monde !

Et que la Dépêche est le journal le plus lu après l’Asahi Shimbum.

 

Ce récit xiannesque voire xianique sera donc désormais mis en page par Isidore Bautrelet heureux de quitter un moment les chiens écrasés, les querelles de voisinage, le récit du goal démoniaque de l’ASR Tilleur, d’autant plus qu’il paraît que l’inspecteur Ganimard comme son collègue Jules prennent leur retraite anticipée.

 

Serait-ce donc un roman d’anticipation ?

Ce qu’on en a lu jusqu’à présent ne laisse rien à croire sinon que l’infâme sanguinaire aurait inventé un produit à faire pâlir Frankenstein et que la SSMJ a recruté une sorte de wonderwoman.

 

( à demain, si vous le voulez bien ).

 


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07/04/2005

Le cycliste pédalait

Incroyable mais vrai déclara Rouletabille avec son sourire de chat à la Bronson d’un matin de pluie liégeois.

Chacun regardait le cycliste de la Dépêche moulinant la manivelle merxienne. Une bonne nouvelle allait-elle se répandre dans les kiosques ?

 

En attendant, déclara Fandor, je me plonge dans d’autres affaires : La chronique martiale mensuelle de Xian : chez le judoka .

Une vision particulière du monde, c’est chez Henri, quotidiennement.

Une étonnante compilation d’un échange épistolaire dont on ne connaît jamais « l’autre » : Et si toutes trouvaient mes doigts symphoniques et si ma queue était l’archet d’une musique divine que je ne connais pas moi-même ?

Toutes des cerises pourries. (C’est dans : C’est des roses)

 Voici la grand route d’Ostende, un canal, des soldats en uniformes de tirailleurs français en marche vers l’ouest, bien abattus aussi, mal équipés, des mitrailleuses tirées par des chiens, des petits canons de 25mm poussés par des hommes harassés, route de Dixmude, ils sont dans :  Halte au feu !

 


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06/04/2005

Réunion

Philip Marlowe repoussa son feutre et sa chaise, se cognant contre le dossier. Ainsi comprit-il qu’il était nu, on ne se promène pas impunément avec un colt 45 dans la cité ardente qui fabrique les fameux Herstal, Browning et autres clubs de golf.

 

Il soupira et regarda Nestor Burma qui repoussait d’un geste nerveux le Bross et Clackwelle mou, acheté hier chez le chapelier de saint Paul. Nestor  fixait attentivement les jambes d’Hélène, hautement découvertes par une robe légère et cependant onéreuse commandée dernièrement à la Redoute.

 

Tous se retournèrent lorsque de guingois et de concert entrèrent dans la pièce Lemmy et Hercule. Chacun de se soulever de sa chaise pour saluer les anciens, bonjour monsieur Cauchonne, bonjour monsieur Poreï dit Toine, culotté et bavard.

 

Nous ne sommes pas encore tous réunis déclara Modesty à l’encan mais sans doute certains ont un train à prendre aussi allons nous dire en trois mots ce qui se passe. Madame Blaise se tourna vers Simon Templar qui lui-même hocha du bonnet en direction de John Steed.

 

Oui, déclara un grand dégingandé en aplatissant son Stetson d’un geste vif, il faut oser le dire :

 

— Nous avons perdu la trace de Henri Sim !


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