12/04/2005

Mardi, à vélo en Amercoeur.

Alors d’oncques on a pas oublié l’émotion provoquée en Walhaland et à l’étranger par l’Affaire Trouduc rapidement étouffée par une terrible arnaque à la voiture volée. L’émotion fut subliminale durant cette quinzaine alors que  l’énigme est complète, on ne connaît pas le nom du successeur de Johnatta Ceradan pas plus qu’on ne sait ce qu’est devenu le trésor de la SSMJ vendue aux Chinois par Jean Yanne avec bail emphytéotique.

 

Investi de pouvoirs de recherche joyeusement payés par les lecteurs de la Dépêche, feuille mosane et néanmoins lue, Isidore Bautrelet, combattant les bruits les plus absurdes décida de trouver l’endroit où Henri Sim était séquestré.

Car, ce ne pouvait être que cela, on séquestrait l’Henri, quoi d’autre aurait pu l’empêcher de clavioter, peut-être lui a-t-on coupé les mains comme à un guitariste connu. Un départ d’enquête le mena sur la route de Moulinsart où il fut pris en chasse par l’Anglois Clacwell, retors vicelard ayant capté la dot d’une belle de Céroux, laissant Barzotti sur le carreau.

 

Une question prima : Danneels était-il au courant, les éoliennes produisaient-elles écologiquement, et si cet Henri avait renoncé à sa carrière de détective volontairement ? Et s’il avait été soudoyé ? perverti ? On parlait entre la place Delcour et la passerelle Saucy d’une place de parking squattée, d’un chien crotteux, voire même de filles étrangères (du lointain institut des filles de la charité) violées dans les anciens dépôts des tramways. Amercoeur et Cornillon furent parcourues, de long en large jusqu’à la terrasse du Grand Chleuh (le café bien connu a changé de nom après la guerre de quatorze, nos amis allemands en ayant brûlé la tenancière comme Cauchon l’avait fait de Jeanne – c’est fou comme nos amis aiment nous enflammer !)

Isidore déposa sa bécane le long du mur et s’assit dans un fauteuil d’osier prévu à cet effet.

Isidore se mit à réfléchir face au miroir offert par Piedboeuf à son expédition précédente qui l’avait mené rue hors château, rue d’Avroy et même sur le chantier perpétuel des Guillemins.

 

Une lueur se fit.

 

 

 

(à demain, si vous le voulez bien ).

 


08:04 Écrit par H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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