17/01/2005

Un café turc, c’était un bon endroit pour taper la carte

Un café turc, c’était un bon endroit pour taper la carte mais pour une conversation entre femmes ...

 

 

 

Henri est perdu dans un rêve érotique. Il est de nouveau dans quelqu’un. Une fleur imaginaire, Marguerite au cœur doré, il reste maintenant à l’extérieur de la fleur, même quand il la sodomise. Il ne la prend pas par-derrière, il la prend par dehors. Marguerite ou Pâquerette ouvre les yeux et libère sa bouche d’où coule un peu de salive. Elle s’essuie les lèvres avec le dos de la main.

        Tu as envie d’un truc spécial ?

        Il me semble qu’on est dans un truc spécial.

        Je veux dire m’attacher ou un truc dans ce genre-là.

        Oui, dit-il. J’ai quelque chose de spécial à te demander. Allons dans la chambre.

— Sur le lit ?

        Oui, sur le lit, tu vas voir.

De très spécial, oui, sur le lit. Chambre ovale, à peine éclairée par deux lampes de chevet recouvertes de caches verts pour qu’elles donnent encore moins de lumière. Pas de livres. Une grande télé, un gros bahut. Des rideaux à fleurs rouges. Plus que du goût du tact.

Rue du Pot d’Or.

 

Farjoux gueule au travers de tout le commissariat : Je l’ai, je le tiens, j’ai fait suivre la poule du photographe, on les tient

Mais qui chef demande Janvier

Les drogués, ceux qui assassinent nos enfants !

Je téléphone à Julos du Macramé, le nouveau proc et je fonce avec une commission d’interrogatoire, on les tient, demain, toute la brigade ici à six heures moins le quart !

Et que ça saute !

 


05:10 Écrit par H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.