12/01/2005

Nevermind

Il m’a reconnu, j’en suis certaine s’écria Mélissa

 

 

Il y a bien plus sournois que le suicide. Il y a l’autodestruction, lente, à petit feu. Raisonnée. Réfléchie. Ainsi racontait Mademoiselle Petipa à Hélène, calfeutrée dans un gilet de laine angora. Je continuais à me détruire sans jamais rien dire, avec une seule envie : vivre. J’écoutais Nirvana. Nevermind évidemment. C’était un copain du lycée qui m’avait initiée deux ans auparavant. Ça exprimait bien toute la violence qu’il y avait en moi. Violence contre moi-même. Ceux qui détruisent les autres parce qu’ils n’ont pas le courage de se détruire eux-mêmes sont des lâches. Des impuissants. On n’a pas à afficher sa déchéance. C’est un manque de décence, de respect et de politesse. La mort confère une pudeur que la violence extériorisée ignore.


04:00 Écrit par H | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

... Bonjour Xian...très intéressant ce que tu écris à propos du suicide...n'empêche que quand on connait plutôt bien la personne...on se sent quand même un peu coupable...

Écrit par : sioran | 12/01/2005

oui ... bien vu et comme dit Sio, très intéressant
mais définitivement pas mon sujet favorit ...
bon aprèm xian :-)

Écrit par : ^v^ | 12/01/2005

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