07/01/2005

C'est ça, n'est ce pas ?

J’ai eu envie d’elle...

Et de lui dire.

Personne n’a rien entendu mais quelqu’un a dit qu’on allait me laisser me reposer, que c’était déjà un fameux pas en avant, que j’étais pas à même de comprendre.

Cela me rappela une émission de télévision regardée; une reprise, tournée plusieurs années plus tôt; je devais avoir sept ou huit ans, j’étais trop jeune pour la comprendre, avait dit ma mère. C’était le genre de programme qu’elle aimait suivre : historique, pédagogique. Elle essayait ensuite de m’expliquer, de me dire que les événements que l’on montrait s’étaient réellement passés, mais pour moi ce n’était qu’une histoire fabriquée par Monsieur Tchernia. Je suppose que tous les enfants pensent la même chose de toute histoire antérieure à la leur. Si ce n’est qu’une histoire, cela devient moins effrayant. Quelle est mon histoire me demandais-je avant de refermer les yeux.

 

— Il s’est rendormi dit Farjoux, je vous salue tous. Et il s’en alla vers l’ascenseur pour regagner le commissariat.

— Bon je m’en vais déclara Henri Carter, embrassant tendrement la joue d’Hélène.

Quand tout le monde fut parti, Hélène restée seule avec Henri s’approcha du lit et déposa ses lèvres sur les siennes, il lui sembla que l’homme avait frémi mais comme elle-même était cœur battant, elle ne fut sûre de rien. Elle quitta la pièce après avoir serré bien fort la main du dormeur.

 

Tout fout le camp dans cette histoire et l’auteur se retrouve comme dans bien de ses œuvres à courir derrière ses héros, le photographe, les complices et surtout ses héroïnes pour que les uns tiennent leur rôle et que les autres enlèvent leur robe.

 

Hélène fait demi-tour au milieu du couloir, elle pousse la porte de la chambre d’Henri, elle entre comme une descente de police, elle le regarde et dit :

 

— Moi aussi, j’ai compris tu sais ! puis, elle se tourne vers la tablette de la fenêtre sur laquelle la petite cousine italienne avait déposé il y a une demi-heure la bouteille vide de la limonade qu’elle avait bue.
Henri, Henri, essaye de me dire quoi, de me dire où, je sais que c’est ça, c’est ça n’est–ce pas ?


07:26 Écrit par H | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

la suite... vite ;) ah nous voila tenu en haleine ;)

Écrit par : imagine | 07/01/2005

la prochaine fois je dirais beurk comme ça au moins j'aurais la suite de l'histoire :)

Écrit par : imagine | 10/01/2005

Les commentaires sont fermés.