15/12/2004

L'ara qui rit (26)

chapitre 2 (suite)

Farjoux qui était rentré tard avait retrouvé sa femme d’une humeur abominable. Le lundi matin ne commença pas mieux, il n’y avait rien de préparé pour le petit déjeuner.
Le lundi fut pénible pour la tête, bénéfique pour la pharmacie Grandjean qui vendit force Aspro et autres Bayer effervescentes.
La réunion prévue avec Puck et le délégué du professeur Fontaine-Piat fut reportée au mercredi, heureusement, cela ne dérangea personne, bien au contraire. Hélène put se rendre chez une amie coiffeuse, puis suivre dans sa tournée le représentant local de Siwaco.
Henri Carter fut chargé de prendre des photographies de l’usine et si possible des camions de livraison.
Henri Sim parti enquêter vers les Hauts-Sarts, les enseignes le regardaient de travers et les gens lui répondaient mal, on ne le connaissait pas, on ne savait rien, le quartier était taciturne et socialiste.

À la soirée, tout le monde se sentit mieux, la satisfaction de la tâche accomplie: le délégué de l’Institut avait rencontré des anciens mineurs et parlé de maladies professionnelles et psychologiques, Farjoux avait ouvert un dossier confidentiel sur le décès suspect de Joseph Trompelamore, Puck avait rédigé un article flamboyant sur une ministre qui avait dépensé les sous du peuple ( en est-il d’autres, terminait son texte ), Carter avait emmagasiné des dizaines de photos de camions camionnettes et même la voiture du directeur de l’usine de limonade, Henri avait envie de se coucher dans l’odeur d’ Hélène qui valait bien plus depuis sa coloration accentuée par Garnier ou Dachkin qui n’est pas, comme l’avait d’abord pensé Henri, une marque de voitures coréennes.

14:31 Écrit par H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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