J'ai retrouvé Henri Sim

28/10/2007

Hélène remonta la rue

 Hélène avait marché jusqu'au bout de la rue puis avait soudain fait volte-face, un cycliste cacha une ombre qui se jouait entre arbres et façades, sur l'autre trottoir.

Les dames qui étaient allées vers le camion d’Eddy en revenait avec qui un cabas chargé de légumes, telle autre avec un panier de fruits.

On devait apporter son sac, une nouvelle loi empêchait désormais les commerçants de vendre leurs marchandises dans ces achets plastiques qui étaient un signe de grande avancée civilisée.

Vivait-on une société en recul ?  Hélène changea de côté et remonta en suivant le trottoir ombragé vers le Boulevard de l’Est. 

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17/10/2007

Eddy

 Hélène passa à la salle de bains puis revêtit un blue jean et un sweater marron à col roulé. Après l’avoir enfilé, elle se brossa soigneusement les cheveux puis sortit. Elle ferma la porte à double tour et descendit au rez-de-chaussée tandis que tintait la cloche de Eddy, un marchand de légumes ambulant, camionneur chanteur, c’est vrai ! Il  fredonnait sans cesse ,a u volant comme en pesant ses fruits ou les poireaux qu’il emballait dans un vieux papier journal. Il passait trois fois par semaine dans les rues du quartier, les autres jours ouvrables il faisait comme il l’annonçait lui-même « campagne ». Une tournée du côté d’Aubel où il avait de la famille. Dans le corridor d’en-bas, une porte s’ouvrit et une dame d’un certain âge se montra dans l’entrebâillement. Comme elle n’était pas encore coiffée, Madame Depasse se recula, fut happée par le sourire d’Hélène et vint, en peignoir et pantoufle, sur le seuil pour interpeller Eddy. Je prendrai un kilo de Nicola et puis des chicons, il y en a déjà ? Sont-ils bons ? Ah ! Madame Depasse, que me demandez-vous là, vous ai-je déjà vendu de la marchandise avariée ?  Une autre femme, frileuse sans doute avait passé un châle sur un pyjama vert. Elle venait du fond du couloir en fumant une cigarette déjà à demi-consummée. De loin, elle demanda à Eddy s’il avait des yaourts, tu sais, la marque avec le soleil, celle dont on parle à la télé, allez, tu sais bien quoi ...  J’en ai Madame  Cacambo, tout va bien ce matin ?  Ça va. Mais j'ai encore eu des névralgiestoute la nuit... Hélène s’avança dans la rue pour constater qu’Eddy était populaire et attendu, au 18, la femme de Crémer, l’ancien commissaire de police  attendait sur le seuil. 

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09/10/2007

Réveil

Depuis qu’Henri avait disparu et que Carter avait repris du service comme Xyperman, Hélène ne savait plus jamais quel jour on était et quelle saison déroulait ses pluies. Mais ici, ici, c’était facile, c’était une pluie ordinaire, crachotante d’un mois d’octobre ni trop chaud ni trop froid. Les gens étaient habituellement moroses et l’on disait qu’on allait avoir bientôt un nouveau gouvernement.

Même si elle n’avait pas entendu son réveille-matin, elle aurait appris l’heure par les éclats de trompette qui stridulèrent l’espace. Reprenait-on du service de cavalerie à la caserne Fonck ?

 

Pas même, ce n’était qu’un gamin dans la cour voisine auquel une maman adorable avait offert un clairon et qui en jouait un morceau fort classique avant de partir à l’école.

Pourvu, pensa Hélène, qu’il emporte son instrument et l’oublie là-bas !

 

Hélène se leva, s’étira, alla ouvrir grand la fenêtre qu’elle referma aussi vite.

Rien n’avait changé, pas même le fond de l’air.

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08/10/2007

Boulevard de l'Est

 

Le taximan l’avait pris pour une touriste et l’avait gentiment promenée du Pré Wigi à la descente du pont de l’Atlas pour venir s’égarer dans des chantiers de l’ancien coin du cavalier Fonck, boulevard de la constitution.

 

— À quel numéro du Boulevard de l’Est, Madame ? demanda-t-il.

 

Midi fut sonné par les cloches de l'église, toute proche, le chauffeur regarda le parvis saint Pholien et se souvint qu’il était originaire de la rue de Montrésor à le Liège, c’est en Indre et Loire et que cela ne prédisposait pas, naturellement, à devenir chauffeur de taxi dans la cité ardente.

 

— Arrêtez-moi ici demanda Hélène, oui, ici, c’est très bien.

 

Après qu’elle eut réglé la course elle traversa la place et se dirigea vers une impasse donnant derrière un bâtiment de l’université. Elle s’arrêta devant une façade salie par le temps qui ici est souvent maussade.

 

Autrefois cela avait été un hôtel, plus tard une pension de famille, maintenant, on y louait des quarts de pièce aménagés pour étudiants guindailleurs et sans-papiers notoires. Elle se souvenait, mais s’en souvenait-elle vraiment, avoir logé ici, y avait-il eu une guerre, était-ce elle, ses parents ? Il y avait eu Solange, Solange, la fille de Solange, Solange avait été son amie et elles avaient dessiné des cases à la craie avec le paradis tout au bout, dans la cour arrière.

 

Elle entra et au-dessus de quelques marches de marbre qui avait été strié gris et blanc, se trouva sur un petit palier faiblement éclairé par une ampoule pendant tristement au bout de son fil torsadé. Devant elle, il y avait une sorte de petit comptoir, une chaise en rotin, un tableau avec des clés accrochées au mur, des habitudes anciennes étaient restées. Sur un guéridon voisin, une cloche à l’ancienne sur la quelle il fallait frapper assez fort pour faire entendre un son aigrelet.

 

D’un pas traînant, un homme d’une cinquantaine d’années arriva de l’arrière en dodelinant de la tête.

 

— Je voudrais une chambre.

— Un kot ?

— Si vous voulez.

— C’est pour l’année académique ou pour la semaine ?

— Je ne sais pas encore.

— Je n’ai plus que deux locaux, je peux vous faire visiter.

 

— Solange habite encore ici ?

— Je ne sais pas, moi, je ne suis que le préposé, la propriétaire est morte après l’Exposition mais sa fille est encore dans l’affaire, elle a cinquante pour cent d’après ce qu’on dit...

 

Ah ! Solange demi-patronne maintenant, ça ne doit pas la changer d’avant.

 

Rien n’avait changé ! La peinture du corridor qui filait vers la rue de la Loi était toujours brun sale et l’on pouvait imaginer la porte verte, l’imposte en vitre martelée, la serrure qui se déchaussait, le petit escalier à deux marches, et à droite, le petit hall, l’escalier qui menait aux chambres et aux appartements, la porte basse des caves. Dans le coin, un tabouret flamand supportait une plante grasse habituée à la semi obscurité.

 

— Je prendrai la 8, c’est la chambre en haut, au premier, à droite, non ?

— Non, si, enfin, c’est un studio de type P5,, il est bien, l’ancien locataire était un jeune homme très propre qui faisait des études à l’aquarium, mais il a trouvé un rez de chaussée en Roture, il préférait parce qu’il y a un jardin.

 

Le Chinois, c’est ainsi que les locataires le nommaient, tendit à Hélène une grosse clé à laquelle était accroché un médaillon de cuivre à l’effigié d’un lion et en face, d’un huit gravé.

05:45 Écrit par H dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

02/10/2007

Hélène, le retour !

 

Des raisons techniques empêchaient la publication de cette aventure...

 

Qu’à cela ne tienne se dit Hélène, débarquant au Bierset Happart Airpot ...

Je suis de retour !

 

09:14 Écrit par H dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/09/2006

A bientôt

Ma nuit a été agitée.  Je me suis vu le matin, m’observant dans le miroir de ma salle de bains, j’étais Henri Sim fumant la pipe.  J’ai voulu passer les manches de mon blouson de cuir fourré, souvenir de mon temps d’aviateur avec Véronique Jeannot mais un coup d’œil rapide à travers de la bay-window me fait découvrir une Meuse qui coule chaude entre ses berges. Une péniche irrespectueuse des heures de la batellerie (trois vantelles ouvertes à La Plante et deux aux Grands Malades) fend lentement les eaux étrangement calmes du fleuve. Un photographe y aurait vu un vieillard, promenant son caniche sur la berge, je n’y vois que présages à ce que l’on me casse les pieds encore un peu plus ! Déjections canines et rats musqués, pollution des eaux qui sortent de la centrale nucléaire de Chooz pour pénétrer celle de Tihange.

 

Henri Sim ne reviendra pas cette année, ses kidnappeurs ont la persévérance de ceux de Betancourt.  Et Liège veut ressembler à New York, Wandre à Soho, Herstal haut à Silicone vallée. C’est le régulateur de vol qui l’a dit : là où, je dois trouver la bibliothèque Simenon, je découvre une pauvre bâtisse vouée à la fonction de mosquée, religion en expansion. Devenez imam, emploi assuré. 

 

 

Des raisons techniques empêchent la publication de cette aventure pour l’instant... Vous trouverez momentanément un peu de lecture quotidienne chez http://jemappellehenri.skynetblogs.be/ ou des lectures anciennes ... http://petitedetente.skynetblogs.be/post/3720330/oublicat... bientôt sur le web avec liens ad hoc...

24/06/2006

 

 

Henri Sim a laissé la place à Hélène pour conclure une enquête liégeoise et ficeler les abominables qui ont poussé des enfants à se suicider. Le texte supporte mal la publication en feuilleton, il comprend 18 petits chapitres qui paraîtront chaque jeudi après le 15 août.

 

15:01 Écrit par H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/06/2006

C'est à Liège que cela va se passer ...

On se souviendra de deux choses :

Henri Sim a disparu, plusieurs dizaines de jeunes gens se sont suicidés.

 

 Ayant probablement des idées inconscientes de suicide collectif, nous avions cherché une secte à adopter, enfin... qui nous adopterait, avait dit un rescapé lavé de l’estomac à Bavière.

 

Bavière.

On pourrait croire qu’il s’agit de ce land prestigieux où entre Berchtesgaden et Garmish, on passe des vacances collectives, il n’en est rien, il s’agit bien entendu d’un hôpital situé en face de la caserne Fonck, en suivant l’angle nord-est.

 

Il faut dire que l’action se passe principalement à Liège et qu’il est temps de remettre un peu en place l’idée topographique de la ville.

 

Liège s’articule du pont de Fragnée où déboule l’ Ourthe industrielle au pont Atlas d’où l’on observe l’île Monsin.

 

Entre les deux, le très connu pont des arches. La pharmacie Planquet est une vieille, très vieille maison, qui semble liée de toute éternité au pont qu’elle flanque, sur la rive gauche de la Meuse. Les fondations en sont soudées aux bases mêmes de l’ouvrage, comme pour attester encore une commune destinée.

D’amont et d’aval, sur les deux rives, on peut suivre les bords de Meuse. Les bords de la Meuse. En passant tout près du garde-corps, Jehan caressa du regard la surface de la Meuse où les maisons se reflétaient, rouges, jaunes ou blanches, en des lignes ondulantes ou fantaisistes. C’était tout à fait plaisant de voir s’arrondir le trou des fenêtres, s’écraser les étages, s’épater ou s’étirer les toits et les pignons, tout cela, nonchalamment, dans un mouvement lent et régulier. Pinaguet erra longtemps par les quais, que le soleil bariolait de couleurs éclatantes. De temps en temps, un tram jaune et rouge emplissait l’air du tintamarre de sa sonnerie et du grincement de ses vielles ferrailles ; des lourdes charrettes semblaient moudre le pavé à la meule de leurs roues géantes.

 

Et l’on peut s’engouffrer dans des rues bruyantes et populaires. La rue du pont d’Avroy, la plus vivante de la ville, et, derrière toutes les vitres, on voit, dans un halo de chaleur confortable, des gens qui boivent des cafés filtre dans des montures d’argent, des demis onctueux, du porto dans de fins verres flanqués du biscuit doré dans une soucoupe, tandis que s’élargit l’auréole faite de fumée des cigares et qu’on devine le choc des billes sur des billards d’un vert impérial.

 

On aura reconnu des lignes souples et humides simenoniennes, Hélène, oui, je m’appelle Hélène va donc les parcourir en un nouvel ouvrage en quête de Henri. (empêché et de Xian cloué au pilori qui m’a permis de reprendre les personnages). Il faudra apprendre Amercoeur et la Cense Rouge, Colonster et Limoges, Publémont et les Vennes. Il faudra repérer les petits commissariats de quartier, celui de la 3ème division surtout et n’être pas étonné de découvrir la compagnie de navigation US Lines, rue Paradis. On mangera Quai Banning à la Mâson et on rendra visite à la Gazette rue de Waroux. Faudra-t-il traverser les obscurs dédales de Bonne Fortune, du Hazard et de Patience et Beaujonc. S’amusera-t-on au Tabarin, rue Bergerue ?ou au Wild West, rue d’Amay ? La roseraie du Parc de la Boverie verra-t-elle de nouvelles amours ?

 

 

(à suivre)

05:44 Écrit par H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/06/2006

On va conclure ...

Écrire un feuilleton n’est pas un exercice pénible, c’est faire plaisir au lecteur et se faire plaisir mais lire un feuilleton est plus délicat, il faut s’y astreindre quotidiennement, à peine de sombrer dans l’incompréhensible. Se relire, quelle catastrophe, sur ces blogs, merveilleux outils mais qui vous placent la tête à l’envers dans un monde sans dessus dessous et sans dessous, c’est grivois...

Il est donc possible d’obtenir les textes par chapitres entiers voir par épisodes ou livres entiers si vous le souhaitez en le demandant à xian@xianhenri.net.

 

Dans quelques heures, il sera normal de changer d’attitude, Henri est devenu hélène, l’Ara qui rit doit comme il se doit être ravaudé, ravalé, remis à neuf, mode oblige, Hélène va s’occuper de tout.

Bientôt : Hélène, je m’appelle Hélène !

10:58 Écrit par H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/06/2006

En Neuvice

— Cela vous est pénible ?

 

— Non pas, je pensais à mon patron, venez, nous allons allez acheter des graines pour le perroquet.

 

Ah curieux détour de pensée se dit Joseph, elle pense à son boss et en déduit qu’il faut acheter des graines pour un oiseau qui cause.

 

 

Hélène se fit déposer sur le petit trottoir entre la rue du Pont et en Neuvice, elle regarda s’éloigner Joseph et se décida d’aller trouver Nadine qui habitait à deux pas.

 

(àsuivre)

14:46 Écrit par H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/06/2006

tenez-moi donc compagnie

La porte coulissait électriquement et Hélène s’installa dans une belle américaine comme on n’en voyait plus guère dans la région.

 

On descendit donc en ville que l’on rejoignit après avoir circulé dans des rues sales et mouillées.

 

 

— Je vais être indiscret dit Joseph, mais je ne faisais rien aujourd’hui, si je peux vous être utile, je serai volontiers votre chauffeur sauf si vous vous en allez magasiner  en Féronstrée ce qui me mettrait hors stationnement rapidement !...

 

— C’est fort aimable à vous répondit Hélène qui allait refuser l’offre généreuse, disant qu’elle prendrait un taxi pour remonter mais elle se ravisa...

 

— Eh bien dit-elle, tenez-moi donc compagnie, mais jurez-moi que je n’aurai pas d’ennui avec ma charmante voisine, je m’en voudrais qu’elle imagine que je vous ai dragué...kidnappé... le mot la fit sourire puis son sourire devint triste.

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08/06/2006

Elle va tomber pensa-t-il

Elle va tomber pensa-t-il

 

Les oscillations se calmèrent après un temps et la voisine de Joseph s’avança vers une couverture tirée au-dessus d’un carré de pâquerettes. La raison de ce nudisme se comprenait bien au vu du triangle clair du pubis et de la pâleur des seins alors que le reste du corps était assez hâlé. Hélène avait séjourné récemment en pays de soleil et voulait non seulement conserver ce petit air qui vous fait vacancier avant les autres mais aussi avoir un bronzage uniforme sur tous le corps. Joseph, en peintre artiste apprécia.

 

 Hélène s’étendit sur la couverture bariolée, s’arrangeant pour bien exposer le triangle adéquat et les seins. Elle était ainsi bien plus nue que nue.

 

 

De loin, Joseph ne put dire si elle était comme Simone, si les petits bouts de la poitrine durcissaient, il vit seulement qu’ils étaient roses.

 

Il pensa pourvu qu’elle ne brunisse pas trop vite, le tableau est charmant, je vais la peindre.

 

 

Le week-end était long économiquement parlant, férié paraît-il, la scène se répéta trois fois, Hélène s’enduisait consciencieusement de crème, passait des minutes les fesses écrasées sur la planche de la balançoire puis se vautrait pile et face sur sa pelouse.

 

Joseph trouva charmant la manière qu’elle avait de prendre la crème dans ses mains et de se la passer doucement sur le corps sans meurtrir en aucune façon aucun endroit.

 

Joseph avait déposé chevalet et accessoires chez lui, un tabouret pliant et avait commencé le dessin de cette belle femme nue.

 

Il aurait dû être heureux, et cependant des idées de plus en plus noires l’envahissaient.

 

Quand le soleil accrochait le duvet d’Hélène, on aurait dit que son corps était saupoudré d’or. Simone vint voir ce que peignait Joseph, elle regarda le jardin de la voisine, elle regarda la toile posée et fit une petite moue.

 

Le surlendemain du lendemain, il plut toute la journée.

 

 

 

 

Si Hélène était amoureuse du soleil, elle n’était pas liégeoise d’adoption voire d’origine pour rien, le temps de brumes, le temps de chagrin, les coulées rouge d’acier fusionnant avec les brouillards de Meuse, la pluie simenonienne, la pluie du passager, la pluie chagrine la pluie froide la grosse pluie qui mouille la pluie qui détrempe, douche, sauce, drache, rincée, crachin, brouillasse, grain, averse, ondée, déluge, c’était le climat de l’ardente cité. Sauvenière et Saint Léonard, Outremeuse et Jupille, Cheratte et Seraing se mouillaient et se séchaient alternativement très régulièrement.

 

Hélène avait bien vu le manège de son voisin et s’en était sentie charmée, sans plus, les seins d’Hélène ne durcissaient qu’à la pensée de Henri, disparu depuis un trop long moment pour avoir sans doute compris le mécanisme des suicides collectifs qui donc n’en étaient pas puis que quelqu’un avait jugé que l’enquête de Henri dérangeait, au point tel qu’il le fallait faire disparaître tout de suite.

Hélène avait l’air d’une secrétaire évaporée, fort occupée de ses cils, de ses ongles et donc personne ne lui avait cherché noise. Hélène la belle Hélène était un cerveau efficace sous une enveloppe rêveuse. C’était sa force.

 

 

Hélène était une belle femme, elle savait qu’on regardait ses seins et ses fesses et qu’ainsi on prêtait moins attention à ses gestes.

 

Ce matin de forte pluie, elle s’installa dans la dauphine, tenta de démarrer et en ffut pour ses frais, elle vida la batterie.

 

Un moment de réflexion plus tard, elle sonnait chez ses voisins. Joseph lui ouvrit la porte la regarda ahuri, il ne pensait plus à elle que nue, de la voir vêtue et même cachée sous un très joli imperméable blanc cela lui causa comme un choc.

 

— Ma batterie est à plat, je dois aller en ville, les Tec sont en grève

 

— Simone cria Henri, je vais conduire notre voisine en ville dit–il en prenant à une patère les clés de la voiture rangée dans son garage.

 

 

(à suivre)

10:26 Écrit par H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/06/2006

Hélène se balançait sur la balançoire

Le mois commençait à s’ensoleiller, les arbres fruitiers des jardins perdaient les pétales de leurs fleurs et un tour au jardin ferait du bien à un Joseph qui de sombre devenait noir. Le passage de la pelouse au bassin puis à l’autre pelouse qui donnait chez les voisins lui fit grand bien. D’autant plus que la voisine, Hélène se rappela-t-il de son prénom, était dans son jardin aussi.

Hélène se balançait sur la balançoire d’un vieux portique où étaient également suspendues une nacelle, une corde à nœuds et un curieux plateau pour s’installer trois ou quatre.

 

Il n’y aurait rien eu de plus particulier qu’un moment peu courant d’une femme sur une balançoire, vue par son voisin qui ne s’y attendait pas si cette femme n’avait été nue, tout à fait nue, toute nue.

 

A chaque mouvement de l’escarpolette, Joseph avait la vue étonnante de deux jambes tendues qui se dressaient dans sa direction. Un moment, il crut même qu’elle allait s’échapper, bondir en lâchant les cordes et lui atterrir dans les bras.

 

C’était une vision folle, quand on croyait saisir le corps, tout repartait en arrière à une vitesse démente. Les seins étaient durs parce parfaitement immobile, pour autant que les voyait Joseph stupéfait.

Les seins furent à l’instant remplacés par les jambes et l’envers des cuisses dressées, la plante des pieds et tout un manège, un ballet de nudités vues et disparues.

 

 

(mis en ligne par MD pour cause de faux jour férié)

07:05 Écrit par H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/06/2006

Chacun passa une mauvaise journée

Au matin, elle fut maussade et peut-être lui-aussi. Oui, lui aussi.

Chacun passa une mauvaise journée, il y eut de brusques sautes d’humeur et des passages de spleen, de langueurs, des temps morts , des moments de non-vie. Joseph ne parvint pas à fixer un sujet sur une toile. Chacun traînait derrière lui une odeur bizarre.

 

Simone qui avait un bon corps qui marchait bien et une tête tranquille un peu folle devenait sombre. Joseph pensait que Simone c’était la non-exploration, il se disait, je la rejoint, elle est plus vite nue que Lucky Luke ne sort son colt, elle tourne la tête à gauche et attend le baiser, la pointe de ses seins se dresse lentement, puis l’aréole se gerce d’imperceptible remous et puis une mécanique simple nous entraîne... Mais voilà, depuis quelques jours Simone n’était plus pareille.

 

 

(à suivre) MD

15:23 Écrit par H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/06/2006

Tu vois je pense à toi

 

Simone et Joseph eux-aussi semblaient l’aimer et en jouir, Simone buvait moins d’alcool, elle s’était laissée prendre au goût du Siwaco. Interbrasseur avait mis là sur le marché un produit au goût plaisant. L’auberge où Hélène dînait souvent à la Brasserie et l’on conversa beaucoup de couple à femme seule, du docteur Millet à l’un ou l’autre habitué, conversations paroles redites et ragots, le bla bla du café du commerce. Les robes de Simone ravissaient le public, le petit derrière mobile de Mona dressait quelques vit sous les nappes blanches et roses. Cela arrangeait bien Joseph qui se disait que cela valait mieux pour lui qu’ils désirent la serveuse plutôt que sa femme, lui, la trouvait changée, elle restait tête en mains le soir en écoutant du Vivaldi...

 

 

Vivre avec un peintre connu n’est pas toujours s’amuser comme une folle pensait Simone qui lia relations avec des étudiants de l’université qui s’égaraient parfois dans un café proche.

Ce soir-là, il achevait une vision du ciel avec des bleus pas encore inventé, il terminait la toile en buvant par à-coups une cannette de Siwaco quand Simone rentra .

C’est très beau dit-elle en étant derrière lui nue, roulant un soutien-gorge dans ses mains. Allons-nous coucher

Vasy déjà ! Tu as dansé ?

Oui et puis on es tallé à une petite foire foraine à Boncelles, regarde j’ai gagné au tir.

Elle lui tendit un carton cible où les plombes avaient dessiné maladroitement comme un cœur

Tu vois je pense à toi dit-elle

 

 

Posté par Marguerite Duvernois

(àsuivre)

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31/05/2006

 

 

Ainsi donc, pendant une semaine, une fois encore, je vais vous « poster » le texte mis en forme par Xian (sur la route du Sud), je n’en suis pas co-auteure et je n’ai plus rien à voir avec les Henri Sim et Carter surtout avec ce dernier fort concentré par ses clichés audacieux, pour que cela fonctionne bien, j’ai été assistée, merci, de Marguerite.

 

 

 

 

 

Achille Nau, de Central Presse, fut de passage e tcomme d’habitude, il laissa une carte de visite et une rose rouge. Plus tard, Hélène, qui sait tout de ce monde-là nous apprit qu’il s’appelait en réalité Jacques Dupont. Dès qu'il se mêle d'une affaire, il joue au chat et à la souris avec la police - qui soupçonne fort son identité réelle, pour l’heure, il était préoccupé d’une affaire du côté de Ellezelles qu’il allait couvrir.

 

Etienne-Marcel Cary qui signait Ecary est reporter pour " Le télégramme "il photographia Simone nue jusqu’aux cuisses, jupe relevée pour le supplément féminin de sa gazette.

 

Un reporter de " Paris-Flash " s'intéressa aux vêtements que portait Simone et il y eut du remue-ménage quand Karl en personne vint rendre visite au couple. Dans la soirée, il faisait bon, on but à la terrasse, Joseph se contenta de vin frais, du Mateus, Simone et Hélène burent des sodas, la voisine choisit des Orangina, Simone but du Siwaco.

 

Hélène s’inquiète un peu du succès médiatique de ses voisins. Elle craint plus que la peste que l’on dérange son enquête, les suicidés, elle s’en fiche un peu la réalité est : retrouver Henri. Il ne faudrait pas que courent sur ses plates-bandes des Rouletabille, Fandor, Isidore Bautrelet, Patrice Géron, Marc Covet l’ami de Nestor Burma, Maurier, Maxime Lisbonne.

 

Sage derrière son comptoir, la petite Mona versait des bières et des eaux, du vin et du Siwaco, boisson à la mode chez les jeunes. Elle se rendait aux tables en ondulant une croupe, on aurait dit une reine claude dans le jean vert bouteille qu’elle portait le plus souvent en semaine. Lorsqu’elle portait une robe, le samedi ou le dimanche, elle appuyait souvent son derrière sur le rebord de la table voisine ce qui la retroussait toujours un peu et montrait ses jambes à l’assistance d’un côté ou de l’autre de la brasserie. A une dame cliente régulière qui lui faisait remarquer qu’elle avait les fesses dodues, elle avait répondu qu’elle aimait que « cela » bouge, les clients aiment cela avait-elle ajouté, et elle avait aussi baissé un peu le torse pour que l’on puisse plonger du regard dans son décolleté. Mona était vie, elle aimait la vie.

 

 

Marguerite Duvernois & Nanesse

pour la mise en page d’un texte rédigé par Xian.

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30/05/2006

On admira le lit

On admira le lit et le ciel de lit, plafond entièrement décoré par Joseph. Le reporter de la Dépêche, Axel Chalamont de Saumur en fit une photo qui parut en exclusivité, on ne sait pas s’il s’en servit comme alibi, lui qui voulait tuer son épouse. Max Bersac, du journal « La Capitale » parla de notre jardin des senteurs où poussaient des roses à odeur vanille, des verveines, des œillets, des géraniums, des pétunias, du fuschia, du thym, des dalhias.

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29/05/2006

Max en profita pour rendre visite à Hélène

 

 

Plus tard, ils jouèrent à la dînette, pommes sous la cendre, pavé en croûte, ils s’embrassèrent, se mirent le feu aux sens, Simone assoiffée but un Siwaco sans additif..

 

Beaucoup de reporters vinrent rendre visite à Joseph qui devenait peintre connu. C’est ainsi que l’on eut la visite de Jane Veil de maisons et jardins mais aussi celle de Max Bichon, reporter au magazine " Le Super ", hebdomadaire ringard spécialisé dans le tiercé, le loto et les scandales. Max en profita pour rendre visite à Hélène qui avait fait publier un papier concernant l’étrange disparition de Henri Sim et la toute aussi étrange défection de Henri carter (dont certains disaient qu’il vendait maintenant ses photos au Daily planet. L’Amérique de Life, la Belgique du Vif et l’Italie de Oggi purent contempler Joseph mi-nu devant son chevalet au seuil de sa grande chambre à coucher meublée d’un waterbed époustouflant.

 

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23/05/2006

Dédé pose en ligne le dessin à la manière de Barbe

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22/05/2006

Violent !

 

Il manqua de café ou de thé, elle se lia d’amitié avec la voisine, la voisine avait un boulot passionnant, tu sais Joseph dit-elle, Hélène, notre voisine, est détective privé.

 

Simone et Joseph eurent des pensées coquines, tu la baiserais bien, hein, dit-elle en parlant d’Hélène à son mari, mimant l’émoi d’une jeune mariée renversée sur le lit.

— Oh ! Tu soulèves ma jupe, mais que veux-tu faire ?

— Tu verras bien, Colombe.

— Tu as les mains gelées, Monsieur Rameau et tu me chatouille, les fesses.

— T’inquiète, je sais comment m’y prendre, tu peux même garder ta culotte

—Ne va rien froisser, mais tu déchires ! Brute !

— Je vais te déchirer autre chose

— Oh la brute

— Tourne toi, les filles qui ont un beau visage le montre, tu as un beau cul, montre-le

Joseph lui asséna une vigoureuse claque.

— Violent !

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20/05/2006

Judith

Tous les soirs, elle absorbait des wiskies au Siwaco dans la jolie demeure que Joseph avait acheté, de l’autre côté de la vallée, un peu en amont. Simone chantait cigarette aux lèvres, faisait une cuisine de super-chef à vous rendre obèse, se donnait au lit, sur le sofa, sur la courtepointe, sur la carpette, dans la salle deb ains et dans l’entrée, malgré la porte vitrée et elle buvait ses long drinks au milieu d’un désordre capharnaümesque.

 

Joseph peignait alimentairement des « réclames », il se donnait corps et âme à sa passion des corps, le nu académique, il exposa une première fois à la petite galerie d’une banque au boulevard de la Sauvenière. Simone venait le chercher à la fermeture, cela finissait en boîte, ils faisaient des connaissances.

 

Elle soupçonna qu’il avait pris Judith pour maîtresse, elle vida résolument son litre et demi d’alcool blanc noyé au Siwaco.

Arrête de boire, dit-il un soir, sinon je te raconte comment je baise avec Judith.

11:53 Écrit par H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/05/2006

Simone

Joseph avait épousé sa cousine Simone, il le lui avait dit quand elle avait quinze ans, il en avait maintenant vingt-quatre. Des années d’amour fou et de fruits défendus, les parents étaient sévères.

Le voyage de noce avait été décidé, Prague et des coins perdus de Hongrie et puis, on termine à Liège, demain la vie quotidienne, le train-train, la recherche d’un emploi. Il fallait aussi vaincre des tabous, découvrir les secrets de l’autre. On jouait fermier fermière, Perette pot au lait couvées et on s’embrassait beaucoup, pour un oui, pour un non.

En Hongrie, sur les hauteurs du Balaton, Joseph avait peint rageusement des paysages sauvages tandis que Simone poursuivait ses cures de soleil en silencieuses méditations.

 

On était arrivé à Liège, Joseph arrêta la voiture près du pont. Ils rêvèrent à des pèches miraculeuses, bousculèrent la boîte de vitesse pour grimper à l’hôtel des hauts sarts où une chambre avait été retenue, il lui fit doucement l’amour, s’ébroua dans le bruit furieux d’un vieil Antonov décollant de Bierset. Ils sortirent, prendre le frais, il faisait encore soleil, derrière chez Polytuil elle eut trop chaud, voulut défaire ses vêtements, il l’en empêcha, elle fit la moue, la tête et au bar, plus tard commanda des gin tonic, des vodkas orange, des asti spumante des Marie Brizzard, tu bois trop dit-il quand elle décapsula une boîte de Siwaco pour la mélanger à une mignonette de rhum.

 

 - Je ne suis pas ivre.

 - C’est pire répondit-il.

08:38 Écrit par H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/05/2006

Hector Denis

Hélène roula rue de Visé, rue Churchill, prit une place de stationnement rue d’Amercoeur. A la pâtisserie où elle choisissait une douceur chocolatée, on offrait des mendiants, confiseries au chocolat noir avec amandes, noisettes, noix et autres graines...

Eurêka pensa-t-elle, je sais qui c’est : Hector Denis !

16:18 Écrit par H | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

15/05/2006

Piquet de grève

C’est évident se dit-elle, c’est clair, Henri avait découvert le pot aux roses.

 

Hélène décida de voir ce qu’il en était, elle s’habilla en vitesse, bondit dans la Dauphine Gordini bleue qui stationnait devant la porte et fut en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire devant l’entrée principale de chez Piedboeuf.

Il y avait là un piquet de grévistes « Non à la délocalisation » !

18:08 Écrit par H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/05/2006

quatre gros classeurs

 

Hélène reprit les quatre gros classeurs qu’elle avait elle-même mis en ordre l’an dernier concernant cette affaire particulière des suicides collectifs ou non, d’étudiants en général et elle commença ce travail de compilation d’écrire sur une feuille les noms de ceux qui étaient cités dans les documents.

 

 

Posé sur le fil par Tiptap en absence de çui qui sait...

(qu’en plus mM’âme Lulu a dit qu’elle avait été trop facile à recruter)

(ché pas mwa si c’est vré !)

 

17:22 Écrit par H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/05/2006

Hélène avait réfléchi

 

Hélène avait réfléchi à ce que ce brave curé lui avait dit, elle avait compris sa peur d’être cambriolé et elle-même n’aimait guère que l’on pille les trésors qu’ils soient d’église ou d’ailleurs.

Mais, les journaux, entre deux faits divers et l’annonce rigolote concernant les fils de politiciens ou les malversations des échevins venaient de signaler deux décès suspects, une si forte ressemblance avec ce qui avait tracassé Henri l’an dernier était plus qu’une coïncidence, un hasard. Il fallait y aller voir... et retrouver par là son Henri, le sien, car ce Sim elle l’avait dans la peau ! .

05:42 Écrit par H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/05/2006

Le gang des oeuvres d'art...

Combien de temps allait-il falloir pour qu’il revienne, reviendra-t-il, Il aurait été d’un si grand secours dans cette affaire qui s’annonçait complexe, des œuvres d’arts volées et puis, il y avait aussi ces mouvements sociaux à la brasserie et depuis avant-hier de nouveaux cas de suicides ressemblant si étrangement à ceux à propos desquels Henri Sim et Henri Carter avaient enquêté l’année dernière.

 

C’était étrange au possible, cette histoire de disparition de biens d’église.

A sa demande, Hélène avait rencontré le curé de Saint Pholien qui lui avait raconté l’étrange manège d’une paroissienne vêtue d’une veste brune, elle était restée longtemps après la messe samedi et puis elle avait longuement regardé chacun des tableaux qui ornaient l’église. Le curé avait été intrigué parce que quelques jours avant, son petit cousin, curé à Grimbergen, lui avait narré une scène assez similaire, d’une femme en brun, avec disait-il une jupe noire longue et large, on aurait pu se cacher sous ses jupes avait-il dit sans rire, parlant de suite de nombreuses églises pillées, de trésors évaporés. L’église de son cousin, avait dit le curé de Saint Pholien à Hélène, abritait un van Dijk convoité certainement par ce que l’on appelait déjà le gang des œuvres d’art. Ainsi, à malines, siège de l’épiscopat, on avait volé dans une église et au musée de la ville.

Voyez-vous, ma chère, dit encore le curé de Saint Pholien, je sais que vous avec bien des connaissances dans des milieux divers, vous savez que l’église hésite à mettre au grand jour qu’elle est riche propriétaire d’œuvres inestimable, de plus, il n’y a ici pour le moment qu’à dire à propos de coïncidences. On ne nous croirait pas, on ne nous suivrait pas dans les milieux officiels...

 

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08/05/2006

Le vase

 

Hélène entrebâille tout doucement la porte, se trouve nez à nez avec un chat minois qui semble s’excuser d’avoir renversé le vase.

Un vase à histoires, Hélène se souvient très bien du jour où Henri l’avait apporté ...

Henri ?

08:46 Écrit par H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/05/2006

Explosion

 

Entre toute nue j’ose et me pencher ramasser la serviette l’assassin sera sur moi, le cœur balance le cœur s’emballe boum dans les oreilles.

 

Patatras, dix mille décibels explosion

 

Dans la pièce adjacente, quelqu’un vient de fracasser une vitre.

 

10:11 Écrit par H | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/05/2006

Hélène a beaucoup vécu

Hélène a beaucoup vécu depuis le moment où elle était venue se présenter aux étranges détectives Carter et Sim. Les péripéties de savie entre Liège et Aubenas n’avaient pas manqué laisser quelques traces de prudence et de savoir-vivre.

Hélène emplit un grand bol de café bouillant et s’approcha doucement de la porte entrebâillée de l’ancien bureau ... Au moment d’ouvrir plus avant le battant, elle sentit glisser de ses  épaules le drap qui la couvrait.

10:49 Écrit par H | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |